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Pour en finir avec les mauvaises idées et sortir enfin de l’ornière

Tract Europe Ecologie 1er mai

jeudi 29 avril 2010

- STOP à la démagogie sur l’âge du départ à la retraite :

En 2010, quand une personne salariée solde sa retraite, elle a 61 ans en moyenne. Moins de 30% des salarié-e-s disposent encore d’un travail à leur départ en retraite. Dans ce contexte, quel impact aurait un simple allongement de la durée de cotisation ?

- Lutter contre le chômage, c’est aussi augmenter le nombre de celles et de ceux qui cotisent, et partager le travail de manière durable.

Pour préserver à long terme notre régime de retraites, l’essentiel n’est pas d’augmenter le nombre de trimestres de cotisation, mais bien d’augmenter le nombre de celles et de ceux qui ont un véritable emploi et cotisent.

- Depuis 30 ans, la dérégulation, le laisser-faire et les exigences toujours plus grandes des actionnaires ont conduit à une baisse très nette de la part de la masse salariale (cotisations comprises) dans la valeur ajoutée.

- De nouveaux droits au temps libéré : travailler moins pour travailler tou-te-s et vivre mieux !

Sarkozy répète en boucle qu’il faut « travailler plus » mais, en deux ans, le total des inscrits à Pôle Emploi a augmenté de 900 000. Dans le même temps, en Allemagne, le chômage augmentait quatre fois moins vite car, à la demande des syndicats, on a réduit le temps de travail pour éviter les licenciements. Ainsi outre-Rhin actuellement, la durée moyenne du travail n’est-elle plus que de 27,1 heures hebdomadaires.

- La France vient quant à elle de dépasser la barre des 10 % de chômeurs. Et que fait le gouvernement ?

Il persiste dans l’exonération des heures supplémentaires ! Il faut d’urgence abroger ces exonérations et relancer un mouvement de réduction du temps de travail. Nous avons besoin d’une répartition plus équitable et plus solidaire du travail. Ouvrons de nouveaux droits au temps libéré pour permettre à chacun-e d’adapter son temps de travail en fonction de ses besoins tout au long de sa vie !

En matière de lutte contre le chômage, il n’y a aucune fatalité : avec un partage du travail négocié, stable et sécurisé, la France pourrait compter 700 000 chômeurs et chômeuses de moins.

- En finir avec le mythe de la croissance miraculeuse

« Nous pouvons retrouver 2,5 % de croissance » affirment en choeur François Fillon et la majeure partie de ceux qui se sont succédé au pouvoir depuis les années 70. Est-ce bien sérieux ? Cela fait 30 ans qu’ils nous promettent le retour de la croissance, mais elle ne reviendra pas, du moins pas comme avant. Il faut relocaliser notre économie, créer des nouveaux emplois durables, respectueux de l’environnement et de la planète, qui correspondent aux nouveaux besoins de solidarité. Créer plus d’emplois en gaspillant moins, c’est possible : par la transformation écologique de l’économie.

… Vive les nouveaux emplois non délocalisables !

• En investissant massivement
- dans le logement, en particulier dans les économies d’énergie (ce qui ferait baisser les dépenses de chauffage) ;
- dans les transports en commun et les modes de circulation douce ;
- dans l’aide aux entreprises de l’économie solidaire, les TPE, l’artisanat et les réseaux de PME.

• En favorisant une agriculture paysanne de circuits courts, moins polluante, donc économe en énergie mais riche en emplois non-délocalisables.

• En formant les employé-e-s et technicien-ne-s spécialisé-e-s dans les industries polluantes à de nouvelles technologies et activités non-polluantes.

• En développant les services publics utiles à la petite enfance et aux personnes âgées. nous pouvons créer des centaines de milliers d’emplois.

Nous pouvons créer des centaines de milliers d’emplois.

Tract et inscription ici

- www.europe-ecologie.fr

- www.lesverts.fr

Forum
Bretagne Ecologie - http://bretagne-ecologie.info