Taxe poids lourds en Bretagne : quelques vérités sur le sujet

Les adversaires de la taxe poids lourds omettent de citer quelques chiffres pourtant avérés :
« 2/3 du trafic total de marchandises généré par l’économie bretonne sont des échanges intra régionaux (120 millions de tonnes) dont 83% parcourent une distance de moins de 100 km. 54% sont des matériaux de construction.
Plus des 2/3 des échanges nationaux (49 millions de tonnes) se situent dans le grand Ouest.
53 % des échanges internationaux se font par la mer. »
On le voit : la « spécificité » bretonne, concernant cette taxe, n’a pas pour origine sa situation périphérique, mais son application sur les routes nationales non concédées, donc nos voies express gratuites. Sur ce point, les écologistes ont lancé une pétition contre le passage à 130 km/h des voies express et pour le maintien de leur gratuité.
Aucun des adversaires de la taxe poids lourds n’a pris clairement position dans ce sens.
Il ne faut pas opposer économie et environnement mais rechercher, tous ensemble, les bases d’un green deal qui passera par la modernisation du réseau ferré breton et la remise en service de liaisons de transport combiné. Le produit de la taxe poids lourds doit y contribuer.
Jean-Pierre Bigorgne
Militant Vert
Vice-Président de Quimper Communauté
(les chiffres cités ci-dessus sont issus d’une plaquette éditée par les CCI de Bretagne intitulée « Des infrastructures pour connecter la Bretagne au monde »)
« 54% sont des matériaux de construction »
C’est tout à fait mon avis également, dans mon secteur qui est le batiment et la construction, les donneurs d’ordre pour ces missions de services publiques de constructions, devront lors des commissions d’appel d’offre et avant l’attribution de ces marchés publics, tenir compte de ces éléments.
Une pièce technique descriptive des modalités et kilométrages envisagés (rotation) des matériaux ainsi que des déplacements du personnel. Car a y regarder de près, les kms superflus ne sont hélas pas inconnus, et encore moins du porte parole momentané de ces mécontents, celui qui faisait hommage au général, j’ai nommé : Monsieur Quéguiner le big boss de la négoce.
Un projet de loi éventuellement devrait voir jour (si cela n’est pas fait ?), mais inutile d’attendre la publication du décret, l’intelligence de nos donneurs d’ordre locaux fera, et j’en suis sur, le reste.....

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