print
Suite à l’émission de Thalassa sur le littoral des Côtes d’Armor et des réactions de quelques élus et responsables touristiques

Les adhérents d’Eaux & Rivières de Bretagne déplorent la politique de l’autruche

la motion adoptée lors de l’Assemblée générale 2009

mercredi 29 avril 2009

Lors de leur assemblée générale annuelle, les adhérents de adhérents d’Eau & Rivières de Bretagne ont voulu condamner la "politique de l’autruche" qui s’est une nouvelle fois manifesté, à l’occasion de la diffusion de cette émission de Thalassa.

HILLION, le25avril 2009,

Réunis en assemblée générale, les adhérents d’Eau & Rivières de Bretagne  :

• soulignent que l’émission télévisée THALASSA a légitimement rappelé l’existence déjà ancienne du fléau des marées vertes qui affectent chaque année près une centaine de baies ou de plages bretonnes  ;

• déplorent que jouant une nouvelle fois la politique de l’autruche, quelques élus et responsables touristiques aient contesté la diffusion de ce reportage, et cru devoir mettre en cause l’honnêteté de la rédaction de THALASSA  ;

• regrettent que les mêmes soient par contre aussi silencieux vis-à-vis des causes profondes de ces marées vertes et des actions à mettre en oeuvre pour les réduire  ;

• constatent que trop d’élus s’accommodent encore de ce fléau qui fait peser chaque année sur les contribuables bretons, véritables pollués-payeurs, une dépense de 400 000 euros  ;

• assurent que la Bretagne ne saurait durablement disposer d’une image positive sans résoudre ses problèmes de pollutions que les campagnes de communication, aussi performantes soient-elles, ne sauraient gommer

• rappellent que les expertises scientifiques de l’IFREMER concluent à la nécessité de réduire d’au moins 30 % à 50 % les quantités de nitrates arrivant dans les baies pour limiter sérieusement les dépôts d’algues vertes  ;

• affirment que pour atteindre cet objectif, une autre agriculture est possible, plus économe et autonome, fortement créatrice de valeur ajoutée et d’emplois de proximité  ;

• demandent que tous les programmes de reconquête de l’eau soient mobilisés pour développer cette nouvelle agriculture plus respectueuse des ressources naturelles,

que les préfets bretons cessent d’accorder chaque mois de nouvelles augmentations d’épandage d’azote à l’amont des baies à marées vertes,

• espèrent que la Bretagne n’attendra pas, comme pour ses rivières surnitratées, la menace de condamnations européennes, pour renforcer sa politique de l’eau.

L’adresse originale de cet article est http://www.brest-ouvert.net/article5976.html

Bretagne Ecologie - http://bretagne-ecologie.info