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Gratuité et échanges, une autre façon de voir le monde

dimanche 12 juillet 2009

Reprise d’un article publié par La Souis Verte de Rennes site sous Contrat creative Commons


Pour vivre et être heureux, pas besoin de tomber dans la frénésie de la consommation, ni de se ruiner. Le gratuit comme nous l’entendons, correspond non pas à une incitation à produire plus, mais à échanger d’avantage. Le partage de savoirs, de liens, de biens, ne devrait pas être freiné par la possession ou non d’argent.Voici des pistes pour se passer (presque) d’argent, retrouver une autonomie des techniques et abolir l’ultra spécialisation des tâches et surtout créer du lien entre les êtres humains.

Échanger

- Les SEL c’est-à-dire Services d’Échanges Locaux : ce sont des échanges non monétaires souvent basés sur le temps passé. Par exemple, deux heures de jardin équivalent à deux heures de cours de guitare, ou deux heures de cuisine...

-  Prêt entre voisins : cela permet de ne pas acheter du matériel dont on a besoin seulement 1 ou 2 fois par an (ex : tondeuse à gazon, mixeur...) et de créer du lien entre voisin-e-s.

- Le couch surfing, Hospitality Club : ce sont des réseaux d’entraide de voyageurs/habitants sur internet. Certains proposent un hébergement ou un moment pour boire un café, d’autres sont en recherche de contacts dans une ville ou de logement. Cela permet de rencontrer des personnes, en voyage ou chez soi, d’être hébergé gratuitement, de forcer le hasard en quelque sorte...

- Freecycle : C’est un réseau constitué d’une multitude de groupes à travers le globe. Il s’agit d’un mouvement de personnes qui offrent (et récupèrent) des objets gratuitement dans la ville où ils habitent (et aux alentours), dans le but de libérer les espaces naturels d’objets abandonnés, bien qu’encore utiles.

- Le Woofing : Il s’agit d’aller travailler dans une ferme quelques heures par jour, en échange du gîte et du couvert.

Réapprendre

- A planter des fruits et des légumes dans son jardin
- Recoudre ses vêtements au lieu d’en racheter chaque saison
- Réparer son vélo au lieu de le mettre à la déchetterie
- Fabriquer du savon, des bougies, ses étagères....

Récupérer

- Les fanes de radis, les feuilles de carotte, le vert du poireau pour faire des soupes
- Les vieux objets ou les meubles dans les braderies, à Emmaüs...
- Glaner de la nourriture sur le marché : il reste souvent des fruits et légumes en très bon état après le marché, il suffit de regarder un petit peu...

Revendiquer la gratuité

- Squat de logement vide : parce que se loger est un droit pour tous, il est nécessaire de le rendre effectif. Il y a suffisamment de places, il faut juste s’installer !

- Autoréduction : action de groupe qui a pour but la réduction ou le non-paiement d’un bien ou d’un service et qui remet en cause soit le coût trop élevé des produits et les marges réalisées par les entreprises, soit le concept même de la propriété privée.

- Soupes participatives : Chacun amène un ou deux légumes, et avec une dizaine de participants, ça fait une bonne soupe à partager et à offrir aux passants !

- Opération « transport gratuit » : Les transports en commun (bus, train, métro, tram...) sont souvent trop chers. Les réductions sous condition ou abonnement existent mais sont extrêmement restrictives. Par ailleurs, dans de nombreux transports en commun, on nous impose de la publicité, de la vidéosurveillance, une carte à puce personnalisée pour nos déplacements... C’est le cas à Rennes. Les opérations « transport gratuit » mettent en avant l’exigence que ce service soit public, gratuit, et non soumis à la marchandisation, lutter contre l’omniprésence et la pollution de la voiture et permettre aux personnes de se déplacer autrement. C’est avant tout une question de choix politique.

- Zone de gratuité : C’est un espace temporaire non marchand.On déballe sur une place publique ce dont on ne se sert plus, qu’on a envie de faire découvrir à d’autres : CD introuvable, pull moelleux, brochures subversives, mobiles faits main... Certains passants viennent dénicher des objets, d’autres en apporter, se poser boire un thé, discuter...

- Prix libre : pour un événement (concert, bouffe...), chacun donne ce qu’il peut, ou veut, sans que ce prix ne soit imposé ou que le paiement soit contrôlé. On y ajoute souvent le prix de revient, qui est une estimation du coût de la réalisation (organisation, matérielle...) pour donner un repère.

L’idée, dans toutes ces manières de procéder, est que l’argent ne doit pas être un frein à l’épanouissement ainsi qu’aux besoins des êtres humains. Le gratuit favorise l’échange, permet la réutilisation des objets et la lutte contre le gaspillage et la pollution. Il est créateur de lien social. Le gratuit passe par une redistribution des richesses qu’il nous faut revendiquer !

Forum
12 août 2009 Gratuité et échanges, une autre façon de voir le monde

Quel est le positionnement POLITIQUE des verts bretons sur le sujet évoqué dans cet article ?

C’est bien le collectage d’articles ici ou là pour nourrir vos nombreux magazines internet mais au final il s’avére difficile d’avoir une lecture claire concernant vos prises de position politique sur tel ou tel sujet.

Les Verts manqueraient t-ils de maturité pour ne pas proposer des publications à communication véritablement politique où est-ce que cela répond à une stratégie marketing réfléchie de se faire régulièrement mousser en mettant en avant les diverses actions écologiques citoyennes, asociatives ou militantes des uns et des autres ?

Chris Perrot (Brest) - Répondre à ce message
30 novembre 2009 Vous etez super, Meric

Merci de me contacter au lidia_77@hotmail.fr à bientôt

Bretagne Ecologie - http://bretagne-ecologie.info