Journées d’été Europé Ecologie : une nouvelle dynamique pour les régionales
petite revue de presse
Bien sur il y avait la chaleur du temps et du soleil du sud.
Mais la chaleur était d’abord dans cette envie de porter aux prochaines régionales et dans la société l’espoir de transformation écologique et sociale levé par Europe Ecologie.
Plus de 2000 participant-e-s, dans des dizaines d’ateliers partagent cette impression que "L’écologie politique, c’est le projet de demain", comme l’a exprimé Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts, lors d’une table ronde avec Daniel Cohn-Bendit, José Bové, Eva Joly, Christiane Taubira (PRG) et Eric Loiselet (pôle écologique du PS).
Un foisonnement de questions (130 ateliers) ont été abordées lors des journées plus calme de formation des élu-e-s et dans les deux dernières journées mêlant vert-es et non vert-e-s.
Des dizaines de blogs et de webzines autour de l’écologie politique ont annoncé et rendu compte de ces journées d’été dépassant largement le public habituel des journées d’été des verts.
Et durant ces journées les affaires des courants qui occupent traditionnellement beaucoup des discussions aux journées d’été des Verts laissent la place aux réflexions sur la poursuite de la dynamique d’"Europe Ecologie aux régionales.
Les médias ont donné une vision positive de ces journées tel "Universités d’été. Les Verts et Europe-Écologie ouvrent le bal" contrastant avec " La rentrée du PS s’annonce sportive" (Le télégramme du 20 août)
Avec comme enjeu la "pollenisation" des autres partis et la question des alliances
Quelques extraits d’articles avec leurs liens :
Les journées d’été d’Europe Ecologie, qui se terminent samedi dans le Gard, ont été dominées par la question des alliances dans Libération du 22 aout "L’enjeu pour Cohn-Bendit est de grossir, en continuant de s’ouvrir, et de faire du « projet émancipateur » d’Europe Ecologie, le pivot du changement. Avec une certaine capacité d’attraction. D’ailleurs, 20 % des électeurs d’Europe Ecologie avaient voté François Bayrou à la présidentielle de 2007."
samedi 22 août Le monde "Je comprends bien que le PS, Strauss-Kahn, Fabius, Aubry, Royal ne font plus rêver, mais 2012, ce sera sans moi", insiste-t-il. Interrogé sur une possible nouvelle performance des écologistes aux régionales de 2010, Daniel Cohn-Bendit pronostique que "les européennes resteront une exception" même si "dans une ou deux régions, on peut faire jeu égal avec le PS". Il regrette que le PS soit "un corps incapable de retrouver une énergie nouvelle" et de "changer". "La maison commune d’Aubry", c’est une maison "où on a une chambre de bonne pour les écolos, une chambre de bonne pour le MoDem et un sous-sol pour l’extrême gauche", assène le député européen.
Europe écologie - les Verts : 5 questions cruciales à régler sur Marianne 2 le 22 aout : extrait
- 1. Le nerf de la guerre (ndr une souscription d’un million d’euros)
- 2. Gérer les nominations, notamment des non Verts
- 3. Etendre sans découdre le réseau
- 4 L’influence programmatique
- 5. Le nom des comités locaux
Pour Bruno Rebelle, Europe écologie est l’alternative à gauche que le PS a cessé d’être, Marianne 2 du 18 aout :
"Proche de Ségolène Royal, Bruno Rebelle a quitté le PS pour Europe écologie. Outre la prépondérance de la question écologique, l’alliance bénéficie selon lui d’une dynamique interne qui fait défaut aux socialistes et pourrait causer d’autres ralliements."
Lire aussi
le journal des journées n°1 jeudi 20 aout
le journal des journées n°2 vendredi 21 aout
le journal des journées n°3 samedi 22 aout
Les Verts et Europe-Ecologie, studieux et euphoriques, réfléchissent à leur avenir, texte AFP du 22 aout repris sur différents site ici Les Ehos
Quel avenir pour Europe écologie ? sur 20 minutres du 22 aout. extrait :
"Définir une forme
Europe écologie n’est pas un parti et n’a pas vocation à le devenir. Daniel Cohn-Bendit est clair là-dessus. « C’est un réseau ». Mais un réseau auquel il va falloir pouvoir adhérer, créer donc une forme d’organisation nouvelle."
Les trois journées des Verts et Europe-Ecologie avec une vidéo interveiew de Dany sur FRance 3
sur les jeunes verts "Aux Journées d’été, des pousses Vertes engagées" dans le Midi Libre
Journées d’été des Verts : Europe-Ecologie prêt à en découdre avec le PS aux régionales Le point du 20 août
Les Verts prêts à défier le PS, dans Libération du 20 aout
Les journées d’été des Verts : consécration du succès d’Europe écologie ? dans Marianne2 du 17 aout.
sur les blogs
Souvenirs de Nimes sur
Le Blog d’Arnaud Gossement
Ecologie, Droit & Justice
Christiane Taubira aux journées d’été des Verts / Europe Ecologie sur le blog de Jean-Luc Chavanieux
le blog de 20 minutes sur les journées d’été
Europe-Ecologie : des Européennes aux Régionales Au lendemain des élections européennes, nous sommes nombreux à être persuadés qu’Europe Ecologie a un avenir. Et surtout nous sommes beaucoup à en avoir envie. La période qui vient de s’écouler a ravivé, avant le renouveau d’un projet politique, le désir de « faire de la politique autrement » que nous avions, convenons-en, perdu de vue depuis un moment au même titre que les partis plus classiques de l’échiquier politique français. Cette campagne « Europe-Ecologie » et surtout le résultat électoral qui l’a consacrée, sans qu’on sache vraiment complètement pourquoi et comment, a redonné de l’espoir. L’espoir d’un monde meilleur porté par un projet politique qui allie réalisme et utopie, et répond aux questions fondamentales de l’avenir de l’homme et de la planète. L’impératif écologique combiné à la question sociale a maintenant pris place au cœur des enjeux de société, et nous pouvons affirmer sans prétention que nos idées sont aujourd’hui majoritaires , comme l’a démontré leur audience pendant ces six mois denses de campagne européenne. Combiner lutte contre le réchauffement climatique et décroissance des inégalités sociales est un message fort, qui aujourd’hui parle aux Français. « Nous y sommes » disait Fred Vargas à l’automne dernier, au sens de, nous sommes entrés dans la « troisième révolution » (après la révolution néolithique et la révolution industrielle), révolution qu’elle ne nomme pas, mais qu’on pourrait nommer « révolution écologique », révolution qui a déjà été amorcée par la « dame nature » ou la « mère planète », avec une humanité à la traîne qui nie ou omet dans le meilleur des cas, rejette ou détruit dans le pire. Conscients de ces enjeux, mais refusant la fatalité et le catastrophisme, nous avons décidé de nous rassembler sous la bannière Europe-Ecologie, nouvel objet politique difficile à identifier, à légitimer, mais qui, reconnaissons-le, a produit un effet de « masse » que nous n’avions jamais vécu auparavant. Nous venons d’expérimenter - grandeur nature - « la politique autrement » : une dynamique nouvelle, qui transcende les clivages et rassemble une diversité d’acteurs…. mais aussi un grand nombre d’électeurs (2 800 000 en juin !). Le plus dur commence sûrement aujourd’hui, il nous faut confirmer et faire durer, et pour cela ne pas retomber dans les avanies d’hier.
Un défi passionnant Le scrutin européen est singulier et ne se déclinera pas automatiquement lors des prochaines échéances, y compris les élections régionales. Mais, a contrario, on ne peut pas analyser ce résultat électoral comme par le passé, et en déduire implicitement que le résultat d’Europe-Ecologie ne sera qu’un feu de paille. Selon certains, il nous faudrait revenir alors à des alliances et scores plus conformes, en résumé reprendre notre place de supplétif, aux côtés de notre « grand-frère » socialiste (sic !). Comme si après un moment d’exaltation, de passion, il fallait revenir à la raison. L’enjeu est au contraire de montrer que nous pouvons incarner ce mouvement sur la durée. Nous, ce sont les Verts bien sûr, mais aussi tous ces mouvements et ces personnes engagés aujourd’hui. Structurés ou non, divers et variés en tout cas, ils se sont rassemblés pour accompagner cette véritable lame de fond qu’a été le projet écologiste lors des élections européennes. Cultiver cette dynamique est un défi de taille… mais passionnant. Notre projet, illustré par le programme d’Europe-Ecologie, a été audible, lisible. C’est cela qui nous a permis de toucher beaucoup un électorat plus large que d’habitude. Nous sommes apparus crédibles, capables d’apporter des réponses à la crise tout en conjuguant les réponses aux urgences sociale et environnementale. Notre plan de relance pour l’industrie automobile par une conversion écologique de l’économie, l’appel à un Bruxelles de l’emploi démontrant que le potentiel de créations d’emplois en s’appuyant sur cette conversion est considérable (10 millions en 5 ans), le soutien à une agriculture paysanne et biologique matérialisé par une PAC renouvelée, plus écologique et solidaire, la lutte contre les paradis fiscaux et la corruption et pour une autre mondialisation incarnée par Eva Joly… en sont des illustrations probantes. La crise impose un autre modèle Les repères étalons qu’on tente de nous inculquer depuis plusieurs décennies comme baromètres du progrès de la société, le PIB en particulier… continuent d’indiquer que la situation économique et sociale n’est pas si mauvaise, que la reprise est pour demain. Mais chacun perçoit que la société ne progresse pas pour autant : le chômage augmente, les inégalités s’accroissent, entre riches et pauvres, entre classes moyennes et classes défavorisées, dans tous les domaines (école, accès aux soins, accès au logement, alimentation…), les plans sociaux et les délocalisations d’entreprises semblent inéluctables. Tout cela rend la crise structurelle et donc durable. D’autres phénomènes s’amplifient : résurgences de grandes épidémies, phénomènes environnementaux irréversibles, ils ont des conséquences humaines et sociales catastrophiques comme les vagues de plus en plus constantes de réfugiés climatiques qui menacent l’équilibre du monde. Le modèle dans lequel nous vivons n’est plus adapté aux réalités. Et pourtant, tant au niveau mondial qu’européen, les majorités politiques se complaisent dans la fuite en avant, et ce malgré la récente crise financière. C’est le système capitaliste libéral des Anglo-saxons et de la France aujourd’hui qui accroît les inégalités en promouvant un système non-viable sur tous les plans : « mourons riches mais mourons ! ». Il y a aussi ceux qui disent que ça ne peut plus durer, qu’il faut changer… mais qui continuent comme avant, une sorte de repli sur soi tant individuel que collectif. Les socialistes français sont dans cette catégorie. Il règne chez eux un fatalisme désespérant : « on ne peut pas enrayer la machine, elle va trop vite… Attendons, elle va se casser toute seule, et on verra par la suite comment construire sur les ruines ». Il y a encore ceux qui, devant les tensions résultant de la crise notamment énergétique, choisissent de réinstaurer ou d’instaurer des régimes totalitaires comme l’Iran ou une majorité de pays africains. C’est une autre forme de repli sur soi, radical et autoritaire. Enfin, il y a ceux dont nous faisons partie qui croient à une sortie vertueuse par le politique, par une prise en compte à court terme de la réalité des crises et des réponses urgentes qu’elles exigent, et à long terme de la nécessité du changement de modèle de développement, qui se doit d’être plus soutenable et solidaire. Ce changement est porté par le projet écologiste. Je ne résiste pas au plaisir de reprendre un passage d’une tribune récente de Libé qui reprend un texte d’il y a 20 ans de Félix Guattari sur l’enjeu éthique de l’écologie : « … Ainsi la crise écologique renvoie à une crise plus générale du social et du politique. En fait, ce qui se trouve mis en cause c’est une sorte de révolution des mentalités qui cautionnent aujourd’hui un certain type de développement, un productivisme ayant perdu toute finalité, hors celle du profit et du pouvoir, un idéal de consommation qui confine à l’infantilisme. L’humanité sera-t-elle capable, dans ce contexte, de prendre en main son destin ». Les vingt dernières comme la dernière campagne des élections européennes ont montré qu’il fallait refonder l’action politique. Le rassemblement des écologistes, « Europe-Ecologie », a amorcé un mouvement d’invention de nouvelles formes politiques qui peuvent articuler compétence, efficacité, proximité et construction d’un modèle de société écologique et solidaire. Ce « parti en réseaux » rassemble une diversité d’acteurs, de citoyens, de groupes et de partis qui partagent le fond et s’essayent ensemble à la création d’une nouvelle organisation du politique plus souple, plus flexible, plus variée et diversifiée. De l’Europe à la Région… Le 4 juillet, lors de l’Ecologie-Day, Dany Cohn-Bendit comme tous les autres « leaders » d’Europe-Ecologie ont clamé haut et fort leur envie que ces Européennes 2009 ne soient que le début de l’histoire de ce rassemblement et que des listes Europe-Ecologie se constituent pour le premier tour des élections régionales 2010. La tenue de la convention nationale de l’écologie politique à l’automne, suivie des assises régionales seront les socles de la consolidation de ce mouvement sans précédent. Notre projet européen se décline naturellement pour nous à l’échelle régionale. Mais l’enjeu majeur de la période qui s’ouvre sera de démontrer que le territoire régional est le bon espace pour promouvoir un projet écologiste de développement territorial, pour inventer une « éco-région ». En prélude de ces élections régionales, notre ancrage dans les réseaux territoriaux devra être encore plus marqué, alors même que nous continuerons à afficher un pilotage national dans la continuité des Européennes, et à créer des dynamiques locales et régionales s’appuyant sur des personnes ou réseaux d’acteurs. Alain Lipietz écrit : « Aux élections régionales, au moins deux types d’acteurs doivent être nettement plus présents. Les représentants de l’économie sociale et solidaire, « artisans de bonheur… du vivre ensemble », et le milieu syndical ». Je partage cette analyse, et nous l’avons expérimentée concrètement. Par des rapprochements pendant la campagne européenne, comme l’implication de Geneviève Paillaud, en 4e position sur la liste d’Europe-Ecologie Ouest, ex-syndicaliste de la Camif. Ou plus récemment par l’entrée en scène de membres des Ecossolies, plate-forme locale et régionale rassemblant plus de 350 acteurs de l’ESS à Nantes (réseau de cafés-concerts, SCIC d’agriculteurs paysans, associations féministes et de quartiers…) et dans les Pays de la Loire, favorables à une liste Europe-Ecologie aux Régionales. Certains se posaient même la question de s’engager plus fortement et ouvertement, sensibles à la consolidation de la démarche d’ouverture et de rassemblement entamée lors des Européennes, et sensibles aussi à « l’invention de nouvelles formes politiques… » que nous proposons. De l’enthousiasme et de l’efficacité, des désirs qui se rejoignent et de nouveaux réseaux qui se mobilisent… Tout ceci fait que nous avons, aujourd’hui, toutes les raisons de porter plus loin l’espoir qu’incarne notre projet écologiste.
Jean-Philippe MAGNEN, Adjoint au maire de Nantes, 3e sur la liste Europe-Ecologie de l’Ouest

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